Le festival annuel se divise en deux parties:
A. Weimar au Maroc
A travers son histoire, le Maroc s’est toujours ouvert aux autres cultures. De cet esprit est née la civilisation andalouse évoluée où la tolérance réciproque des trois religions monothéistes a rendu possible la prospérité de jadis, tant au niveau de la culture qu’au niveau des sciences.
Depuis le début de ce siècle, alors que des fossés se creusent entre l’Orient et l’Occident, le Maroc travaille à un processus de démocratisation sans précédant, transformant de nombreux domaines de la société : la réforme du code de la famille renforce, de manière déterminante, les droits des femmes ; un travail public de traitement de cas et de réparation au profit des victimes des « années de plomb » a été mené avec la participation de l’opinion publique ; l’existence de caisses sociales et l’apparition d’une multitude d’institutions à vocation sociale, telles les ateliers pour handicapés, les centres d’accueil pour enfants et pour femmes, ont permis de mettre en place de véritables structures sociales publiques ; la pluralité du paysage médiatique a pu être réalisée à travers, entre autres, l’attribution de licences à des stations de radio privées ; la promotion du développement structurel des régions du Maroc, initiée par le gouvernement, ouvre la voie au fédéralisme ; enfin, il conviendra de mentionner que la promotion des langues et cultures berbères contribue à la revalorisation du riche héritage culturel du Maroc.
Avec dynamisme et raison, le Maroc est en voie d’intégrer dans sa culture musulmane traditionnelle les valeurs démocratiques représentées par l’Europe. Au départ de Weimar, le festival offrira la possibilité pour l’Allemagne d’entamer un dialogue avec un pays musulman, qui diffère entièrement des idées que l’on a généralement et dont la population éprouve, pour sa part, une grande estime à l’égard de l’Allemagne, de ses valeurs culturelles et de ses vertus. C’est la raison pour laquelle le Maroc est précisément prédestiné, à travers les manifestations culturelles du festival « Divan occidental-oriental de Weimar », à faire office de catalyseur pour le dialogue culturel et réduire ainsi les « appréhensions » à l’égard du monde musulman. D’autre part, un intérêt croissant dans la société allemande à l’égard des développements que connaît le Maroc peut contribuer à consolider, de manière durable, le processus de démocratisation en cours de ce dernier et par là-même à promouvoir la stabilité dans l’espace méditerranéen.
Dans la culture marocaine, la musique a de tout temps occupé une place très particulière. En Allemagne, peu de gens savent que la musique andalouse, mélange de musique arabe et occidentale, est particulièrement cultivée au Maroc. En revanche, la musique classique européenne n’est familière qu’à un cercle restreint de Marocains. Ces derniers n’ont que très rarement l’occasion d’écouter en direct un grand ensemble européen. Aussi, l’orchestre de chambre KlangVerwaltung devrait être accueilli d’autant plus chaleureusement avec la traditionnelle hospitalité marocaine.
4 au 9 mai 2010
L’orchestre de chambre KlangVerwaltung en concert au Maroc
Les villes marocaines où se produira l'orchestre et le programme:
L’élément central de cette partie du festival est l’orchestre de chambre KlangVerwaltung qui organisera une tournée au Maroc avec au programme quatre concerts. Les villes marocaines où se produira l'orchestre et le programme en 2010 :
5 mai 2010
Marrakech
Ancien point de rencontres et ancienne place de commerce des caravanes, cette ville est, depuis des siècles, le point d’intersection des cultures les plus diverses.
Théâtre Royal à 20 heures
Johann Sebastian Bach
Contrapunctus I–IV de l’Art de la Fugue (14:00)
Franz Schubert
Ouverture (8:30)
Rondo en la majeur pour violon et cordes (14:30)
—Entracte—
Felix Mendelssohn
Symphonie pour cordes en c majeur (32:00)
6 mai 2010
Fès
Ancienne ville universitaire, Fès est depuis 1200 ans le centre culturel et le bastion marocain de l’ancienne culture andalouse. Dans le Maroc d’aujourd’hui, Fès est encore considérée comme la ville de la musique et accueille, entre autres, le « Festival des Musiques Sacrées », mondialement connu.
Ancien siège de la préfecture à 20 heures
Johann Sebastian Bach
Contrapunctus I–IV de l’Art de la Fugue (14:00)
Franz Schubert
Ouverture (8:30)
Rondo en la majeur pour violon et cordes (14:30)
—Entracte—
Felix Mendelssohn
Symphonie pour cordes n°9 en c majeur (32:00)
7 mai 2010
Rabat
Capitale du Maroc, cette ville dispose, avec ses ministères, ses représentations diplomatiques, ses centres culturels internationaux (qui proposent eux-mêmes durant l’année une série de concerts) et la plus grande université du pays, d’un public cosmopolite qui sait apprécier particulièrement la musique classique.
Theâtre Mohammed V à 20 heures
Le concert qui sera donné à Rabat le 7 mai 2010 constituera, en même temps, la cérémonie d’ouverture célébrant le cinquantenaire de la présence du Goethe Institut au Maroc.
Samuel Barber
Adagio pour cordes (8:30)
Wolfgang Amadeus Mozart
Une petite musique de nuit (26:00)
Franz Schubert
Rondo en la majeur pour violon et cordes (14:30)
—Entracte—
Felix Mendelssohn
Symphonie pour cordes n°9 en c majeur (32:00)
8 mai 2010
Casablanca
Avec ses cinq millions d’habitants, Casablanca est la plus grande ville du pays. Depuis 2006, elle accueille chaque année le festival de musique « Jazzablanca ». Comme son nom l’indique, il s’agit d’un festival de jazz où se produisent des artistes internationaux. Durant l’année, près de douze festivals se déroulent à Casablanca.
Théâtre Mohammed VI à 20 heures
Johann Sebastian Bach
Contrapunctus I–IV de l’Art de la Fugue (14:00)
Samuel Barber
Adagio pour cordes (8:30)
Franz Schubert
Rondo en la majeur pour violon et cordes (14:30)
—Entracte—
Wolfgang Amadeus Mozart
Une petite musique de nuit (26:00)
L’orchestre de chambre KlangVerwaltung (Information)
Andreas Reiner (CV)
B. Echange culturel entre le Maroc et Weimar
Le Maroc se présente à Weimar:
d'être annoncé























